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26 novembre 2024
Reuters
TRUMP LÈVERA L'INTERDICTION DES NOUVEAUX PROJETS DE GNL ET ÉLARGIRA LE FORAGE PÉTROLIER AUX ÉTATS-UNIS

L'équipe de Trump prépare une série de mesures pour augmenter la production de pétrole et de gaz aux États-Unis, et le nouveau président est même prêt à déclarer l'état d'urgence dans le secteur énergétique du pays pour mettre en œuvre ces mesures.
L'équipe de transition du président élu américain Donald Trump prépare une série de projets de loi qui augmenteront la production de pétrole et de gaz aux États-Unis, selon des sources de Reuters.
Le premier point de ce programme est la levée de l'interdiction de délivrer des licences d'exportation pour les nouveaux projets GNL. L’interdiction a été introduite en janvier par Biden pour évaluer les aspects économiques et environnementaux des nouveaux projets de GNL. Et Trump l’annulera dès le premier jour.
Actuellement, cinq grands projets de GNL aux États-Unis sont « gelés » pour approbation, notamment le CP2 de Venture Global, Commonwealth LNG et Lake Charles LNG d’Energy Transfer.
Deuxièmement, Trump réduira les délais d’approbation des permis de forage sur les côtes américaines et sur les terres fédérales. Au cours de son dernier mandat présidentiel, l’approbation a pris en moyenne 172 jours, contre 258 jours sous Biden ; Les terres fédérales fournissent 25 % de la production pétrolière et 12 % de la production gazière aux États-Unis. Trump est susceptible de commencer à proposer davantage de sites de forage sur les terres fédérales, mais Reuters note que davantage de permis de ce type ont été délivrés sous Biden que sous Trump lors de son précédent mandat présidentiel.
Troisièmement, Trump cherchera à augmenter le budget d’achat de pétrole pour la Réserve stratégique pétrolière américaine (SPR). Cette année, d'ailleurs, le budget ne prévoit pas d'argent pour reconstituer la réserve. Nous devrons convaincre le Congrès américain d’augmenter le financement.
Quatrièmement, « en guise de geste de bonne volonté », Trump demandera l’approbation du projet d’expansion du pipeline Keystone, Keystone XL, qui augmenterait les exportations de pétrole des sables bitumineux de la province canadienne de l’Alberta vers les ports américains et les raffineries côtières. . Biden a annulé ce projet le premier jour de son mandat présidentiel, et ici tout sera difficile : notamment, les terrains fournis par les propriétaires privés leur ont été restitués, et les servitudes publiques sur ceux-ci ont échoué.
Cinquièmement, Trump risque d’affaiblir les besoins climatiques : il est notamment prêt à réduire les incitations à l’achat de nouvelles voitures électriques, mais à assouplir les règles applicables aux centrales électriques lors de la transition du charbon et du gaz vers des sources d’énergie renouvelables. Rappelons que Trump avait précédemment déclaré que les États-Unis se retireraient de l'accord de Paris sur le climat.
Il faudra du temps pour que bon nombre de ces mesures soient adoptées par le Congrès ou les agences de régulation américaines. Pour accélérer le processus, Trump est même prêt à déclarer l’état d’urgence dans le secteur énergétique américain, ce qui, selon certaines sources, contribuerait à faire avancer un certain nombre de projets de loi pertinents.
En outre, Trump a l’intention de faire pression sur l’Agence internationale de l’énergie pour qu’elle aborde les questions de sécurité énergétique et non pas avec un « camouflage vert » – en faisant du lobbying en faveur des sources d’énergie renouvelables et de la transition énergétique en général. L'outil de pression a déjà été exprimé précédemment : les Etats peuvent réduire le financement de l'Agence.